Masquée

Masquée
Comment trouver des mots sans dévoiler la vérité?
La confiance est parfois trop vite accordée;
Pourtant ce n'est pas faute de nous avoir dit de nous méfier.
Mais la réalité est tellement remplie d'atrocités
Que l'on préfère fermer les yeux.
Derrière un masque il peut se trouver n'importe qui
Nous en portons tous un plus ou moins d'ailleur.
Mais lorsque le masque cache une face démoniaque,
Il vaut mieux fuir.
Comment vivre lorsque certaines images vous frappent plus que la normale?
Comment vivre lorsque toujours vous pensez:
Et si ça avait été moi?

# Posté le dimanche 16 mars 2008 14:04

Modifié le jeudi 03 avril 2008 15:35

Prise au piège

Prise au piège
J'ai été prise au dépourvue
Par cette critique qui n'est que trop vraie
Je ressasse inlassablement les mêmes maux
Je répète continuellement les mêmes mots.
Et pourtant, je bouillone,
Je suis remplie d'idées,
De mots qui s'agencent bon gré, mal gré
Des choses que je dis, que j'écris sans vraiment y réfléchir parfois.
Je suis inscrite dans l'écriture automatique:
Celle qui soulage les maux par les mots pour éviter d'avoir trop mal.
Mais il arrive un moment où il faut évoluer m'a-t-on dit.
Parler de ce qui pour nous pas grand intéret
Pour arriver à sublimer ce qui en a un.
Et si j'essayait?

# Posté le dimanche 16 mars 2008 13:52

Carcan d'une société, d'une décennie, d'un siècle, d'un millénaire

Carcan d'une société, d'une décennie, d'un siècle, d'un millénaire
" Croyez moi Vicomte, on acquiert rarement les qualités dont on peut se passer. Combattant sans risque, vous devez agir sans précaution. Pour vous autres hommes, les défaites ne sont que des succès de moins. Dans cette partie si inégale, notre fortune est de ne pas perdre, et votre malheur de ne pas gagner. Quand je vous accorderais autant de talents qu'à nous, de combien encore ne devrions-nous pas vous surpasser, par la nécessité où nous sommes d'en faire un continuel usage!
Supposons, j'y consens, que vous mettiez autant d'adresse à nous vaincre, que nous à nous défendre ou à céder, vous conviendre au moins qu'elle vous devient inutile après le succès. Uniquement occupé de votre nouveau goût, vous vous y livrez sans crainte, sans réserve: ce n'est pas à vous que sa durée importe.
En effet, ces liens réciproquement donnés et reçus, pour parler le jargon de l'amour, vous seul pouvez, à votre choix, les resserrer ou les rompre: heureuse encore, si dans votre légèreté, préfèrant le mystère à l'éclat, vous vous contentez d'un abandon humiliant, et ne faites pas de l'idole de la veille la victime du lendemain.
Mais qu'une femme infortunée sente la première le poids de sa chaîne, quels risques n'a-t-elle pas à courrir, si elle tente de s'y soustraire, si elle ose seulement la soulever? Ce n'est qu'en tremblant qu'elle tente d'éloigner d'elle l'homme que son coeur repousse avec effort. S'obstine-t-il à rester, ce qu'elle accordait à l'amour, il faut le livrer à la crainte: Ses bras s'ouvrent encor, quand son coeur est fermé.
Sa prudence doit dénouer avec adresse ces même liens que vous auriez rompus. A la merci de son ennemi, elle est sans ressource, s'il esr sans générosité: et comment en espérer de lui, lorsque si quelquefois on le loue d'en avoir, jamais on ne le blâme d'en manquer?
Sans doute, vous ne nierez pas ces vérités que leur évidence a rendues triviales. Si cependant vous m'avez vue, disposant des évènements et des opinions, faire de ces hommes si redoutables le jouet de mes caprices ou de mes fantaisies; ôter aux uns la volonté, aux autres la puissance de me nuire; si j'ai su tour à tour, et suivant mes goûts mobiles attacher à ma suite ou rejeter loin de moi Ces Tyrans détronés devenus mes esclaves si, au milieu de ces révolutions fréquentes, ma réputation s'est pourtant conservée pure; n'avez vous pas dû en conclure que, née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j'avais su me créer des moyens inconnus jusqu'à moi?"
Choderlos de Laclos - Les Liaisons Dangereuses - lettre n°81 De la Marquise de Merteuil au Vicomte Valmont



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Elle veut crier sa liberté,
Revendiquer son libertinage.
Elle voudrait ne pas être qu'un demi être humain.
Elle voudrait pouvoir hurler qu'elle est amorale.
Elle voudrait pouvoir s'affranchir publiquement de ces moeurs respectables.
Elle voudrait être une coquine désinvolte
Elle aimerait imposer sa philosophie sensuelle et folichonne.
Mais ce carcan social lui a depuis longtemps passé la corde autour du cou.
Si elle a le malheur d'endosser son rôle publiquement
Elle est rejetée, reniée, répudiée, dénoncée...
Elle est obligée de mener une double vie,
D'être une prude et une putain voluptueuse.
Elle cache sa véritable nature,
N'osant crier son goût pour la chair
Et son dégoût pour la prière.
Elle se fait manipulatrice pour survivre,
Elle vit dans la tactique et la stratégie
Pour que jamais la putain ne soit démasquée.
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# Posté le lundi 10 mars 2008 14:08

Modifié le lundi 10 mars 2008 14:21

Elle

Elle
Elle joue un rôle,
Cache sa souffrance
Sous un masque.
Prude ou libertine,
Elle pleure en cachette
Pour ne pas montrer sa faiblesse.
Souffre afin de se faire aimer,
Et souffre d'être aimée.
Elle serre les dents lorsqu"il la pénètre
Pleure dans le noir lorsque qu'il la jette.
Prise au piège par le corset que le sexe fort lui a imposé
Prise au piège dans des règles instaurées il a fort longtemps.

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# Posté le samedi 01 mars 2008 14:20

Modifié le jeudi 03 avril 2008 15:35

Lettre ouverte à moi-même

Lettre ouverte à moi-même



Cher moi, si je t'écris ce soir c'est parce qu'une mise au point s'impose. Je vois bien ces derniers temps que je ne vais pas bien. Je pensais en connaître les causes mais peut-être que je me suis trompée. J'ai avancé dans l'erreur, j'y ai stagné et même si je commence peu à peu à en prendre conscience peut-être que je me trompe encore, que je me crée une nouvelle illusion. Peut-être que mon malheur n'est pas simplement dû à cette trahison peut-être qu'il est beaucoup plus profond, beaucoup plus ancré en moi. Peut-être qu'il est simplement dû aux déceptions, aux actes manqués, à toutes ces petites piques qui s'accumulent années après années à l'intérieur de nous-même. Peut-être que mon mal vient du fait que j'ai découvert la nature humaine ou plutôt inhumaine de l'Homme. Peut-être que tout celà vient simplement d'un manque d'affection, d'amour, de ce mal qui ronge toutes les petites princesses qui attendent le prince charmant alors qu'elles auraient du apprendre que le Prince Charmant a brûlé avec Cupidon il y a bien longtemps ou plus exactement qu'ils n'ont jamais existé que tout celà est une invention des Hommes pour que les femmes ne se suicident pas dès leurs premières règles. - Après tout il faut bien quelqu'un avec qui reproduire l'espèce humaine! - De toute façon, nous vivons dans un monde où l'homme, je parle du mâle moderne celui qui chasse sa proie et a développé son intelligence en fonction des besoins d'accouplements qu'il a, est globalement devenu ce que l'on appelle décemment un Don Juan, autrement dit un libertin de la pire espèce ou encore dit un peu plus grossièrement un salop infidèle qui ne s'interresse qu'au foot, aux voitures et à l'assouvissement de ses désirs. Mais là où les gens se trompent c'est lorsqu'ils croient que la femme a été épargnée. Et bien non la femme n'est pas une sainte, avant ( et même encore aujourd'hui) elle couchait pour une rivière de diamant, une maison ou un repas chaud, en bref c'était une sorte de prostitué payée en nature mais aujourdh'hui c''est bien pire les femmes, voire même, à l'heure actuelle, les petites filles, couchent en échange de quelque chose de normalement sacré, elles couchent - je couche- pour quelques moments d'affection intense qui leur sont qui me sont accordés en l'échange de quelques gâteries peu honereuses à réaliser.
Si j'étais en dissertation de philosophie on me reprocherait de m'éloigner, d'être hors-sujet. C'est un peu vrai mais après tout c'est moi qui écris, c'est moi qui commande. Et puis peut-être que tout celà n'est qu'une façon inconsciente de, encore une fois, taire ce que je devrais me dire. Peut-etre qu'il s'agit encore d'un blablatage à propos de notre société pour que j'oublies ce sur quoi je voulais réellement parler, à savoir moi. Mais de toute façon à quoi bon puisque je ne sais pas quoi me dire.

# Posté le jeudi 07 février 2008 14:55

Modifié le jeudi 07 février 2008 15:28